Pour chaque minute passée à lire cet article, environ 300 enfants sont nés dans le monde, soit près de 150 millions de naissances en 2018. Cependant, un couple sur sept rencontre des difficultés à concevoir un enfant
dimanche 6 octobre 2019
jeudi 13 juin 2019
L’ADN : une cartographie des flux migratoires du passé
jeudi 18 avril 2019
Au secours, nos abeilles disparaissent !
dimanche 10 mars 2019
#1in10
dimanche 24 février 2019
Les abeilles : ces reines du calcul mental
vendredi 25 janvier 2019
Communiquer pour mieux se synchroniser
mardi 25 décembre 2018
CRISPR : de la découverte à l’humain génétiquement modifié
dimanche 25 novembre 2018
Une stratégie insolite pour résister au froid hivernal
jeudi 25 octobre 2018
Une histoire d’amour entre médecine et chronobiologie
2017: Un prix Nobel pour le rythme circadien
Il y a un an, en Octobre 2017, le prix Nobel de Médecine était attribué aux américains Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young pour leurs travaux réalisés dans les années 1990s, sur les mécanismes moléculaires du contrôle du rythme circadien chez la drosophile. Cette petite mouche n’est pas la seule à posséder une horloge interne. Elle est présente chez les plantes, les microorganismes, les poissons et même les être humains. Elle nous rappelle souvent sa présence lors du retour d’un long voyage, avec le phénomène du Jetlag (décalage horaire). Cette découverte a eu un impact sans précèdent sur la compréhension du fonctionnement de notre propre organisme, au point que la médecine y consacre tout une branche : la chronothérapie.
mardi 25 septembre 2018
La Compétition cellulaire: Quand nos cellules se font la guerre
Pour approfondir: La génération d’un tissu mosaïque
Toutes les cellules de notre organisme possèdent la même information génétique. Cependant, au cours du développement et de la vie d'un individu, elles accumulent des mutations dans la plupart de cas silencieuses ou bénignes. Comme une mosaïque de céramique, nos tissus se retrouvent avec des cellules de divers génotypes.
Dans les laboratoires, des tissus mosaïques peuvent également être générés pour étudier les effets de mutations létales à l’état homozygote, ou pour recréer des situations de compétition cellulaire. (Voir article sur la compétition cellulaire).
Dans les laboratoires, des tissus mosaïques peuvent également être générés pour étudier les effets de mutations létales à l’état homozygote, ou pour recréer des situations de compétition cellulaire. (Voir article sur la compétition cellulaire).
Pour approfondir: L’identification de nouveaux facteurs
La mouche du vinaigre ou drosophile, est un organisme largement utilisé en recherche fondamental. Son court cycle de reproduction, son petit génome et la conservation des mécanismes biologiques en fait un model de prédilection en génétique. Elle est notamment adaptée pour la mise en place de cribles génétiques. Cette technique permet d’identifier des gènes impliqués dans un mécanisme donné. C’est grâce à cette méthode que l’implication du gène Xrp1 dans le processus de compétition cellulaire a pu être mis en évidence. (Voir article La compétition cellulaire)
![]() |
| La mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster) |
mardi 15 mars 2016
Suivez ma semaine au labo sur la Bio au Labo
Bonjour à tous, je m’appelle Mahéva Andriatsilavo et je suis jeune docteure en biologie dans l’équipe de Allison Bardin « Cellules souches et homéostasie tissulaire », à l’Institut Curie à Paris. Je m’intéresse à la régulation des cellules souches intestinales de la mouche du vinaigre, également appelée drosophile.
Mon Parcours
Je viens d’obtenir mon doctorat après quatre années de travail de recherche dans l’équipe de Allison Bardin à l’Institut Curie et finalise actuellement mon étude dans le laboratoire pour permettre sa publication dans un journal scientifique.
J’ai toujours eu un attraits pour les Sciences et les Arts, mais les questions d’hérédité, de la transmission des caractères d’une génération à l’autre, et les mécanismes du développement des individus m’ont fait pencher pour l’étude du vivant. Cela ne m’a pas empêché de cultiver mon côté artistique à travers la musique et l’image scientifique.
Après un BAC S, j’ai entamé une Licence de biologie (3 ans) à l’Université de Marseille. J’ai très rapidement développé un intérêt tout particulier pour la génétique et la biologie cellulaire, notamment à travers des cours pratiques dont le but était de nous faire suivre les traces des pères de la génétique formelle : Gregor Mendel (botaniste, 1822-1884) et Thomas Hunt Morgan (généticien, 1866-1945).
J’ai ensuite obtenue un Master (2 ans) de biologie moléculaire et cellulaire à l’Université Pierre et Maire Curie (Paris 6), au cours duquel j’ai pu découvrir de nouveaux champs de recherches comme la biologie des cellules souches, l’épigénétique, ou encore le monde des ARN, cet intermédiaire aux fonctions multiples, entre l’ADN et les protéines. Cela a été l’occasion pour moi de réaliser un doctorat (4 ans) sur l’étude des cellules souches de l’intestin de la mouche du vinaigre dans l’équipe de Allison Bardin à l’Institut Curie.
Ma Recherche
De manière générale, je cherche à comprendre comment nos tissus se maintiennent tout au long de la vie. — Au sein de nos tissus se trouvent des cellules non différenciées appelées cellules souches adultes. Assimilées aux gardiens de l’intégrité tissulaire, elles assurent le renouvellement constant des cellules différenciées tout en maintenant un réservoir de cellules souches dans le tissu. Dans cette optique, la cellule souche va dans un premier temps se diviser et produire deux cellules filles. C’est à cette étape qu’un choix important va avoir lieu : rester à l’état « souche » et continuer à se diviser, ou s’engager dans un processus de différenciation. Cet établissement de l’identité cellulaire est crucial pour le maintien des tissus. Une perturbation de cet équilibre peut avoir des conséquences délétères à l’origine de dégénérescence tissulaire ou du développement de certains cancers.
Mon travail de thèse s’est centralisé sur l’étude des mécanismes qui régulent la transition entre l’établissement de l’identité « souche » et la différenciation cellulaire. Je m’intéresse plus précisément aux programmes génétiques qui contrôlent ces deux états. Pour cela, j'utilise la mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster), un organisme model pour lequel un grand nombre d’outils génétiques ont été développés. Ces outils me permettent notamment d’étudier plus précisément la fonction de gènes précis dans la régulation des cellules souches intestinales adultes, c’est-à-dire de voir quel sera l’impact d’une perturbation de la fonction d’un gène (comme c’est le cas pour certaines maladies génétiques ou dans les cancers) sur les cellules souches adultes de l’intestin. Vont-elles se multiplier de manière aberrante, vont-elles être perdues dans le tissu ? Quel est l’impact de ces changements sur le tissu ?
>> Suivez ma semaine au labo <<
Rendez-vous sur le site de la Bio au Labo, pour suivre le quotidien de scientifiques à travers différents domaines de la Biologie.
Mon Parcours
Je viens d’obtenir mon doctorat après quatre années de travail de recherche dans l’équipe de Allison Bardin à l’Institut Curie et finalise actuellement mon étude dans le laboratoire pour permettre sa publication dans un journal scientifique.
J’ai toujours eu un attraits pour les Sciences et les Arts, mais les questions d’hérédité, de la transmission des caractères d’une génération à l’autre, et les mécanismes du développement des individus m’ont fait pencher pour l’étude du vivant. Cela ne m’a pas empêché de cultiver mon côté artistique à travers la musique et l’image scientifique.
Après un BAC S, j’ai entamé une Licence de biologie (3 ans) à l’Université de Marseille. J’ai très rapidement développé un intérêt tout particulier pour la génétique et la biologie cellulaire, notamment à travers des cours pratiques dont le but était de nous faire suivre les traces des pères de la génétique formelle : Gregor Mendel (botaniste, 1822-1884) et Thomas Hunt Morgan (généticien, 1866-1945).
J’ai ensuite obtenue un Master (2 ans) de biologie moléculaire et cellulaire à l’Université Pierre et Maire Curie (Paris 6), au cours duquel j’ai pu découvrir de nouveaux champs de recherches comme la biologie des cellules souches, l’épigénétique, ou encore le monde des ARN, cet intermédiaire aux fonctions multiples, entre l’ADN et les protéines. Cela a été l’occasion pour moi de réaliser un doctorat (4 ans) sur l’étude des cellules souches de l’intestin de la mouche du vinaigre dans l’équipe de Allison Bardin à l’Institut Curie.
Ma Recherche
De manière générale, je cherche à comprendre comment nos tissus se maintiennent tout au long de la vie. — Au sein de nos tissus se trouvent des cellules non différenciées appelées cellules souches adultes. Assimilées aux gardiens de l’intégrité tissulaire, elles assurent le renouvellement constant des cellules différenciées tout en maintenant un réservoir de cellules souches dans le tissu. Dans cette optique, la cellule souche va dans un premier temps se diviser et produire deux cellules filles. C’est à cette étape qu’un choix important va avoir lieu : rester à l’état « souche » et continuer à se diviser, ou s’engager dans un processus de différenciation. Cet établissement de l’identité cellulaire est crucial pour le maintien des tissus. Une perturbation de cet équilibre peut avoir des conséquences délétères à l’origine de dégénérescence tissulaire ou du développement de certains cancers.
Mon travail de thèse s’est centralisé sur l’étude des mécanismes qui régulent la transition entre l’établissement de l’identité « souche » et la différenciation cellulaire. Je m’intéresse plus précisément aux programmes génétiques qui contrôlent ces deux états. Pour cela, j'utilise la mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster), un organisme model pour lequel un grand nombre d’outils génétiques ont été développés. Ces outils me permettent notamment d’étudier plus précisément la fonction de gènes précis dans la régulation des cellules souches intestinales adultes, c’est-à-dire de voir quel sera l’impact d’une perturbation de la fonction d’un gène (comme c’est le cas pour certaines maladies génétiques ou dans les cancers) sur les cellules souches adultes de l’intestin. Vont-elles se multiplier de manière aberrante, vont-elles être perdues dans le tissu ? Quel est l’impact de ces changements sur le tissu ?
>> Suivez ma semaine au labo <<
Rendez-vous sur le site de la Bio au Labo, pour suivre le quotidien de scientifiques à travers différents domaines de la Biologie.
M.A. - Article paru dans La Bio au Labo, Mars 2016
Inscription à :
Articles (Atom)
-
Le mois dernier, l’annonce de la naissance des premiers bébés humains génétiquement modifiés n’est pas passée inaperçue. Elle a provoq...
-
Pour chaque minute passée à lire cet article, environ 300 enfants sont nés dans le monde, soit près de 150 millions de nais...
-
Le Hashtag #1in10 a fait son apparition sur les réseaux sociaux en Mars 2018. « Une pour dix » invite les personnes touchées d’e...
-
Toutes les cellules de notre organisme possèdent la même information génétique. Cependant, au cours du développement et de la vie d'u...
-
L’été dernier, des chercheurs ont mis en évidence un mécanisme de signalisation cellulaire qui permet l’élimination des cellules défectue...
-
Ces derniers mois, l’attention s’est tournée vers les abeilles, qui du haut de leur 1 centimètre de long, se sont avérées êtr...
-
Il y a un an, en Octobre 2017, le prix Nobel de Médecine était attribué aux américains Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. You...
-
La nuit du dernier dimanche d’octobre, c’est le passage à l’heure d’hiver. Mais n’oublions pas notre horloge biologique ! Des chercheurs ...
-
La mouche du vinaigre ou drosophile, est un organisme largement utilisé en recherche fondamental. Son court cycle de reproduction, son peti...
-
« Winter is coming ». L’hiver arrive. Pour lutter contre le froid, nous nous emmitouflons dans nos pulls, manteaux, bonnets et écharpes. ...












